AGB VA CHANGER DE MAIN GULF BANK ALGERIA ABSORBEE PAR LA KUWAITIENNE BURGAN BANK elle détient désormais 60 pour cent de son capital

AGB VA CHANGER DE MAIN GULF BANK  ALGERIA ABSORBEE PAR LA KUWAITIENNE BURGAN BANK elle détient désormais 60 pour cent  de son capital
Les deux banques du Golfe, Burgan Bank et United Gulf Bank (UGB), ont annoncé que les négociations concernant la vente de la filiale, Algeria Gulf Bank et la filiale iraquienne Bagdad United Gulf Bank sont bien avancées. Ils devront signer un accord qui permettra à Burgan Bank de disposer de 60% du capital de l'Algeria Gulf Bank et 45,31% de la filiale iraquienne. Ces acquisitions font partie de la stratégie d'expansion du groupe financier Burgan Bank qui a également annoncé l'achat de Jordan Kuwait Bank et de Tunis International Bank UGB. Ainsi donc, la Banque centrale d'Algérie a donné son aval pour cette transaction. D'ailleurs, le président de Burgan Bank, Tariq Abdulsalam, n'a pas manqué d'exprimer sa joie d'investir dans le marché algérien que beaucoup d'observateurs qualifie d'attractif, étant donné que le taux de bancarisation est le plus faible de la région (une agence bancaire pour 28.000 habitants alors que la norme internationale est d'une agence pour 5.000 habitants). «Nous sommes ravis d'avoir reçu les approbations nécessaires pour obtenir une participation majoritaire dans Algeria Gulf Bank et de la Banque de Bagdad. Nous sommes convaincus que cet accord nous permettra d'avoir une forte croissance et de renforcer de manière significative notre présence dans la région MENA. Cette première étape dans notre stratégie d'expansion agressive régionale est maintenant presque terminée», a ainsi commenté M. Abdulsalam. Avant d'être cédée à Burgan Bank, Algeria Gulf Bank était membre d'un des plus éminents groupe d'affaires du Moyen-Orient, en l'occurrence «Kuwait Project Company». C'est une banque de droit algérien dont le capital était, jusqu'à présent, détenu par trois banques de renom international, à savoir United Gulf Bank (60%, Bahreïn), Tunis International Bank (30%) et Jordan Kuwait Bank (10%). Banque commerciale opérationnelle depuis mars 2004, elle exerce aujourd'hui son activité dans un environnement économique et bancaire en pleines mutations. Un marché attractif Depuis sa création, Algeria Gulf Bank se fixe pour mission d'accompagner les entreprises et les particuliers en leur offrant une multitude de produits et services. Aussi, pour répondre aux attentes de tout à chacun, la banque Algeria Gulf Bank ouvre ses portes aux particuliers courant l'exercice 2007, leur offrant ainsi des produits et services sous leur forme classique et conforme aux préceptes de la Charia. En extension continue, Algeria Gulf Bank SPA dispose d'agences implantées à travers le Centre, l'Ouest et l'Est du pays. La croissance du réseau vise une couverture maximale du territoire. Le groupe Koweitien Burgan Bank fait son entrée dans le paysage bancaire algérien qui est composé, selon la Banque d'Algérie, de 21 banques, à savoir la Banque Extérieure d'Algérie (BEA), la Banque Nationale d'Algérie (BNA), le Crédit Populaire d'Algérie (CPA), la Banque de développement local (BDL), la Banque de l'Agriculture et du Développement Rural (BADR), la Caisse Nationale d'Epargne et de Prévoyance (CNEP-Banque), la Caisse Nationale de Mutualité Agricole-banques (CNMA-banque), la Banque Al Baraka d'Algérie, City Bank NA Algeria, Arab Banking Corporation-Algeria, Natixis-Algérie, Société Générale-Algérie, Arab Bank PLC-Algeria, BNP Paribas-El Djazaïr, Trust Bank-Algeria, The Housing Bank for Trade and Finance-Algeria, Gulf Bank Algérie, Fransabank Al Djazaïr, Calyon-Algérie, HSBC-Algérie, Al Salam Bank-Algeria. Quant aux établissements financiers agréés, ils comprennent la Société de Refinancement Hypothécaire (SRH), la Société financière d'investissement, de participation et de placement SPA (Sofiance-SPA), Arab Leasing Corporation, Maghreb Leasing Algérie et Cetelem Algérie.

 La Burgan Bank prend Egalement position chez la TIB TUNIS International Bank. Masref BAGHDAD et la JORDAN KUWAIT BANK

La filiale d'investissement du «Kuwait Projects Co », sort ainsi pour la première fois de son marché domestique, avec «la prise d'intérêts dans quatre banques en Irak, en Algérie, en Jordanie et en Tunisie, pour un montant 718,2 Millions Usd. Ces prises d'intérêts dont les taux et les montants ne sont pas mentionnés par l'agence presse, concerneront «Bank of Baghdad », la «Algeria Gulf Bank», la «Jordan Kuwait Bank JOBK.AM » et en Tunisie la «Tunis International Bank» TIB. Ces opérations devraient se terminer vers la fin de l'année en cours, selon Richard Webster. «Nous nous diversifions ainsi, d'un cycle où l'activité est lourdement handicapée par la charge pétrolière. En Jordanie ou la Tunisie, les facteurs dirigeant le cycle de l'activité sont très différents et ils nous donnent une compensation cyclique» a dit
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# Posté le dimanche 12 avril 2009 11:38

Modifié le lundi 13 avril 2009 19:23

ALGERIA GULF BANK Une banque qui s'intéresse au Banking Islamique

ALGERIA GULF BANK Une banque qui s'intéresse au Banking Islamique
L 'érosion du pouvoir d'achat des Algériens par le fait de la décrue économique de la dernière décennie a provoqué une espèce de désinvestissement domestique des ménages. Ces derniers ont bien du mal à boucler les fins de mois avec leurs salaires figés face à un marché très mouvant.
Acquérir une voiture ou simplement un réfrigérateur ou une cuisinière relève presque de l'impossible. Puis vint le crédit à la consommation... De nombreuses banques publiques et privées se sont lancées dans ce business fort rentable. Avec des taux d'intérêt oscillant entre 8,25% et 10% de la valeur du bien, le crédit automobile a boosté ce marché au point où même les cadres supérieurs recourent à cet endettement pour s'offrir une bagnole flambant neuf, Et comme les Algériens semblent avoir la religion à fleur de peau, le crédit bancaire est estampillé « haram » (péché) en ce sens qu'il est assimilé à du « ribba » (prêt avec intérêt). La mode a donc changé progressivement pour ceux qui sont très regardants sur les préceptes divins et prêtent attention aux exégètes de la finance. Pour les Algériens pratiquant le crédit oui, mais pas à n'importe quel prix. Surtout chez n'importe quelle banque. Et depuis quelques anées, des banques comme El Baraka Bank qui en fait sa spécialité ou tout récemment Algéria Gulf Bank qui propose les deux produits a la fois crédit classic avec intérêt et crédit islamique suivant les normes de la chariaa, ces deux banques sont devenues une Mecque de nombreux postulants au financement bancaire. Ces institutions de droit algérien, offres une « couverture » religieuse à ceux qui rechignent à s'engager avec les banques conventionnelles. Un créneau très porteur qui place ces dernières dans une position de monopole. « Contracter un crédit, c'est bien, mais avoir la ''baraka'' de Dieu, c'est mieux ! » Cette formule résume parfaitement l'état d'esprit de ces milliers d'Algériens qui ont choisi le financement islamique.
on doit se préparer pour intéresser le maximum de clients », précise un responsable a l'AGB . Intéresser d'accord, mais pas par... intérêt. Ce mot fâche beaucoup de gens, c'est pourquoi il est soigneusement enserré entre guillemets. Pour cause, cette nouvelle institution qui active depuis mars 2004 ALGERIA GULF BANK (AGB),
Appartient a hauteur de 60% à l'UGB « United Gulf Bank » et le reste soit 30 % par Tunis International Bank (TIB) et 10 % a la Jordan Kuwait Bank (JKB).
la notion d'intérêt est la ligne de démarcation avec les autres banques classiques. « Nous ne prélevons pas d'intérêt, mais juste une marge bénéficiaire qui est calculée sur la valeur du bien, parce que, au sens de l'islam, l'intérêt est péché (haram). » ce meme responsable est un peu gêné de réduire les prestations de sa boîte à une histoire de « hallal et haram ». « Et après tout, c'est une banque commerciale comme toutes autres, mais qui a ses spécificités. » Il ne veut pas non plus froisser ses collègues des autres banques, en se refusant de porter un jugement sur la conformité des crédits qu'ils proposent aux préceptes de l'Islam.
L'argent a-t-il une religion ?
Mais pour l'AGB, les choses sont claires : « Le banking islamique suppose que la monnaie ne peut pas être elle-même créatrice de surplus. » En termes simples, il est interdit de prêter de l'argent moyennant un remboursement plus conséquent. L'argument étant que la monnaie possède une valeur d'échange et que, à ce titre, elle doit être au préalable transformée en un bien réel ou un service pour justifier la marge bénéficiaire, appelée la « mourabaha ». Et cette marge ne se justifie que s'il y a une opération d'achat ou de vente du bien ou du service. Et pour schématiser, par exemple le crédit auto c'est l'opération qui consiste pour cette banque à acheter une voiture au choix du client et qu'elle lui revend à un prix supérieur (la marge) suivant un échéancier préétabli. Bien que, tout compte fait, le prix de revient du véhicule est à peu près le même chez toutes les banques, l'AGB présente pour ses clients une sorte de valeur ajoutée qui s'exprime sous forme d'une levée de l'hypothèque religieuse.
des milliers d'Algériens se sont endettés chez les autres banques à coups de taux d'intérêt parfois prohibitifs sans trop se poser de questions. Certains par ignorance, d'autres par nonchalance et d'autres encore ne croyant même pas cette « histoire de haram », arguant du fait que les Banques islamiques « font exactement la même chose de manière détournée ». Mais l'AGB, ce n'est pas uniquement le prêt pour l'acquisition de véhicules pour les particuliers. De grosses boîtes appartenant à des capitaines d'industrie sollicitent ses services. Beaucoup d'investissements ont été réalisés par des privés grâce au concours de cette banque. Dans ce créneau très rentable, l'argent n'a pas d'odeur, pas plus qu'il n'ait une religion. Il faut savoir, en effet, que cette banque fonctionne selon les mêmes règles commerciales que ses concurrentes. Elle propose également les mêmes produits de service.
ainsi le client a le choix entre le crédit classique avec interet et le crédit islamique avec, cependant, un mode opératoire différent qui prend en considération l'exception religieuse et une appellation à connotation islamique. C'est ainsi que le financement de l'acquisition d'une marchandise (véhicule, par exemple) est appelé La « Mourabaha », qui est un contrat par lequel un client qui souhaite acquérir des marchandises ou un bien quelconque demande à l' AGB de les acheter pour les lui revendre au prix coûtant plus une marge bénéficiaire fixée d'accord parties.
Le contrat de Morabaha précise notamment la nature de la marchandise, le prix d'achat, les charges, le prix de revient, la marge bénéficiaire, le prix de vente ainsi que les conditions de livraison et de paiement. La Morabaha peut porter sur des opérations de commerce intérieur ou de commerce extérieur.
ou encore le préfinancement d'une activité d'une entreprise étiqueté « ES Salam ». l'AGB propose, aussi, la formule de leasing appelée Ijara Wa Iktina La Banque achète des biens qu'elle met à la disposition du client sur la base d'un contrat de location vente moyennant paiement d'un loyer convenu d'accord parties. Le client verse les loyers dans un compte d'investissement islamique dont le solde créditeur sera effectué au terme de l'opération. La fixation des loyers varie selon les capacités, les possibilités et les besoins du secteur dans lequel se trouve l'entreprise. Les loyers versés par le client constituent un acompte sur le prix de cession éventuelle en fin de contrat, et bien sûr les prestations conventionnelles des banques, comme l'ouverture des comptes d'investissement soumis à l'orthodoxie de la profession bancaire et évidemment à la logique du profit généré par l'usage de cet argent. En outre, l'AGB compte s'investir dans le e-banking pour permettre à ses clients d'effectuer quelques opérations à domicile. Aussi, cette banque se lancera, prochainement, dans le marché de l'immobilier à travers le financement de logements pour lequel une étude de marché est déjà fin prête

# Posté le lundi 20 août 2007 08:31

Modifié le lundi 20 août 2007 08:49

De nouveaux instruments financiers pour la réussite de la réforme globale

Bon nombre de sujets fondamentaux ont été élucidés lors des élections législatives du 17 mai, alors qu'elles ont des incidences fondamentales tant sur le plan économique, politique (voire militaire), que social et culturel sur le devenir de la société algérienne, alors qu'elles sont au centre des importants débats qui animent les acteurs politiques de la plupart des pays, ce qui constitue une indigence politique: les effets de la mondialisation et notamment la nécessaire refonte de l'Etat et la lutte contre la bureaucratie, beaucoup plus néfaste que le terrorisme, et donc les liens entre la démocratie tenant compte de notre anthropologie, l'Etat de droit renvoyant à la lutte contre la corruption, la moralisation de la société, la refonte de la justice (renvoyant à la mobilisation de la société sans laquelle aucun développement n'est possible, une politique volontariste étatique étant à jamais révolue) pour la mise en place d'une véritable économie de marché concurrentielle adaptée aux nouvelles réalités locales et mondiales, où le respect du contrat doit remplacer les relations de clientèles; comment intégrer la sphère informelle dominante si l'on soustrait les hydrocarbures ?; les implications des accords pour une zone de libre-échange avec l'Europe appliqués depuis le 1er septembre 2005 et les futurs accords avec l'OMC, notamment sur les dégrèvements tarifaires progressifs à l'horizon 2010/2015; comment dynamiser une production et une exportation hors hydrocarbures et donc comment réhabiliter l'entreprise et les couches moyennes porteuses de développement; la refonte du système financier et du foncier, deux segments paralysant actuellement la dynamisation de l'investissement; le devenir de la privatisation bloquée actuellement, dont les opérations sont loin d'être transparentes.

Car il faut éviter les utopies (l'effritement des courants ultra gauchistes trotskystes à travers le monde l'atteste avec la reconversion à la social-démocratie de la gauche réaliste), car il n'existe pas d'économie de marché spécifique à l'algérienne; enfin et surtout la réforme de l'école et donc la place du savoir (et comment arrêter l'hémorragie des cerveaux) dans la nouvelle politique économique et sociale, fondement du nouveau mode d'accumulation du XXIème siècle.

Dans la présente contribution, nous abordons un axe stratégique qui fait que si l'économie de marché n'a pu atteindre normalement la vitesse de croisière qui était programmée, (nous sommes toujours en transition depuis 1980), c'est à cause de la léthargie du système financier qui est le coeur de la redistribution de la rente.



LE MICRO-CREDIT ET LE WARRANTAGE



Parmi les nombreux instruments financiers devant être mis en place pour un passage rapide vers l'économie de marché, dont il est fermement fait option, il y a ceux que l'Algérie a fait introduire par le biais de son code de commerce qui ne sont pas encore appliqués, et celui qui intéresse la situation d'un nombre considérable de citoyens de condition modeste, particulièrement ceux qui manquent d'aide financière pour s'adonner à une activité professionnelle, qui est en l'occurrence le micro-crédit ou le crédit bail. Il s'agit d'un instrument dont le promoteur a eu le prix Nobel pour sa réussite à travers de nombreux pays de la planète, notamment ceux d'Asie où le nombre de chômeurs est du taux le plus élevé au monde. Sa particularité, c'est la mise à disposition de petites sommes sous forme de crédit à terme dont la garantie du produit vendu en location-vente est celle de ce dernier qui restera au nom du bailleur des fonds jusqu'à achèvement du paiement du bien acheté. L'usage de ce précieux instrument financier pourrait convenir en premier lieu au développement de l'agriculture, avec l'embauche de jeunes mécaniciens dans le cadre de leur insertion à la vie active, qui peuvent obtenir des micro-crédits pour l'achat d'un tracteur ou d'une moissonneuse-batteuse pour prendre en charge le labourage ou la moisson de la production agricole de toute une région, avec un planning pour le nombre d'heures à réserver aux différentes propriétés qui ont besoin de ce genre de prestation de service.

Dans ce cas de figure, la maintenance du matériel agricole étant la bête noire des travailleurs de la terre, seuls des jeunes mécaniciens pourront maintenir en bon état l'équipement devant servir à des prestations de service. A cela s'ajoute l'aide à des chômeurs qui ont besoin d'un micro-crédit pour garnir les étagères d'un petit magasin, ou de l'équipement à acheter pour l'exercice de différents métiers dont ils ont la formation adéquate. Par ailleurs, l'éminent fondateur de cet instrument financier, s'il a été promu à une haute distinction telle que celle du prix Nobel, c'est parce qu'il a prouvé que le micro-crédit est le seul instrument qui a pu faire sortir de la pauvreté des millions de familles, dont la majorité des utilisateurs est constituée de femmes. Ainsi, le Premier ministre pakistanais, lors d'un séminaire regroupant des délégués de la micro-finance, avait fait part de l'objectif visé pour l'an 2015: il s'agit de faire sortir de la pauvreté plus de 175 millions de personnes par le biais du micro-crédit, dont l'intensification est programmée à travers tous les pays d'Asie afin de satisfaire les besoins d'un grand nombre de familles pauvres. Et le risque de non-remboursement n'est que de 1% seulement, avec une clientèle totalement démunie et sans aucune référence en matière de crédit.

Ceci étant, c'est ce qui conviendrait le mieux aux familles algériennes qui font chez elles de menus travaux, afin de se faire aider matériellement, du genre à préparer la matière première pour des produits semi-finis. Tel que le fait de carder la laine ou de la filocher pour les fabricants de tapis ou de couvertures, etc. Et à cet égard, il est évident qu'elles ont besoin de petites sommes pour l'achat de la matière première à préparer ou de l'équipement qu'il faut pour rentabiliser leurs placements.

Ce qui viendrait aussi en aide à de nombreux jeunes ayant fait une mauvaise scolarité pour se trouver au chômage sans se rendre compte de ce qu'il y a comme risque à courir pour devenir la proie de plusieurs dangers qui les guettent à cause de leur manque d'expérience. Cela suppose une réorganisation urgente par une cohérence dans la démarche des organismes actuellement chargés de la concrétiser qui sont bureaucratisés.

Un autre instrument financier déjà introduit par le code de commerce, et qui n'est pas encore mis en place pour son utilisation à grande échelle, c'est le warrantage, qui aide le banquier à mieux gérer les risques inhérents aux crédits alloués. Ainsi, il y a lieu de se demander pourquoi un tel instrument, dont l'enjeu est de taille en matière de crédit, n'est pas utilisé.

Pourtant, pour sa mise en place, c'est ce qu'il y a de si simple en s'effectuant par un endos sur le warrant de la même façon que sur un chèque pour la vente ou la cession du bien warranté. A cela s'ajoute le factoring, dont on ignore pourquoi il est boudé par les banquiers, alors qu'en réalité son utilisation est nécessaire pour l'aération de la comptabilité des sociétés débitrices devant soulager les crédits accordés par les banques.

D'autre part, l'instrument financier qu'utilisent les banquiers comme moyen de contrôle pour une parfaite gestion des risques est la domiciliation. Ce qui, dans une économie de marché, est appelé à disparaître avec la libéralisation des transferts, ainsi que la possibilité pour les banques de disposer librement de leurs avoirs en devises chez des correspondants étrangers.

Par ailleurs, à l'heure actuelle, le manque de réforme de gestion des banques les empêche de s'adapter à la nouvelle donne économique: à cet égard, le maintien de cet instrument de contrôle qui est la domiciliation s'avère d'une nécessité absolue. D'autant plus que ce n'est que par le biais de cet instrument que d'innombrables lacunes ont été découvertes, dont la plupart proviennent des mises en place de lettres de crédit par les banques. D'autant que dans ce contexte, pendant le début des années 1990, il y a eu des abus de transferts de fonds par le truchement de ces mises en place de lettres de crédit, où, pour l'apurement de chaque dossier devant être envoyé à la Banque centrale, manquaient les D3 justifiant l'arrivée de la marchandise. Ainsi que, pour les exportations, il n'y avait pas de trace des documents douaniers justifiant le rapatriement des fonds. Evidemment, la découverte de ces trafics s'est faite par l'intermédiaire de la procédure de domiciliation que les services de la Banque centrale n'ont pu dénoncer pour mettre un terme à ce genre de pratiques illicites.

La réponse donnée dans le temps, c'est de ne pas risquer de porter préjudice à des banques déjà en difficulté par une gestion assistée, où la tutelle administrative impose son diktat par des directives adressées aux gestionnaires responsables des banques.



IMAGINER DES INSTRUMENTS FINANCIERS ADAPTES



Il appartient aussi d'insister sur les résultats obtenus par les principaux instruments financiers qui constituent la base de fondement de l'économie de marché, qui sont la Bourse et la privatisation comme structures devant permettre l'accès à la nouvelle donne économique. La Bourse d'Alger est en léthargie depuis des années du fait que n'existe nulle part de par le monde de bourse étatique (paradoxalement, des entreprises d'Etat souvent déficitaires achetant des entreprises déficitaires). Et comme instrument financier à évoquer, c'est celui du bon de souscription récemment expérimenté par des marchés boursiers dans des opérations de privatisation. D'autant qu'il pourrait servir d'un grand support, dans la mesure où les Algériens décident de privatiser par le biais de la Bourse. Surtout que depuis que cet instrument a été expérimenté dans bon nombre pays de l'ex-camp communiste, les résultats sont concluants pour qu'il soit vivement recommandé.

Par ailleurs, il y a un instrument financier de taille devant être mis en place en Algérie afin de mettre un terme aux nombreuses mises en demeure qui paraissent dans la presse chaque jour, concernant des entreprises privées ayant des marchés avec les services publics, qui n'arrivent pas à observer les clauses du marché. Il s'agit en outre d'une autre procédure que celle qu'applique l'administration actuellement et qui consiste à fournir une caution bancaire de 10% du montant du marché pour pouvoir obtenir l'avance du même montant. Avec le nouvel instrument financier, il ne serait plus question de garantie bancaire ou d'avance de 10% à faire. Ainsi, la banque paierait tous les matériaux de construction qu'il faudrait pour le démarrage en les faisant déposer dans l'enceinte du chantier avec des gardiens à elle pour que rien ne puisse sortir sans présentation du bon à enlever de la banque. Et l'entrepreneur ne touchera l'argent des travaux effectués que sur présentation de situation à chaque fin de mois après déduction de ce que la banque aurait avancé pour le paiement des matériaux et des salaires des ouvriers. Dans ce cas de figure, il n'y aurait plus d'avance qui serait dépensée à tort et à travers par l'entrepreneur, ainsi que le règlement de situations présentées avec du retard à cause d'une bureaucratie lourde souvent à l'origine des arrêts de travaux ou de litiges. D'autant plus que la banque pourrait financer elle-même les travaux sans faire appel à l'entreprise par le fait de pouvoir louer les services d'un ingénieur en béton et d'un conducteur de chantier, ce qui est primordial. D'autre part, cet instrument, qui n'est pas encore testé, pourrait à la rigueur l'être en Algérie afin de régler le problème des nombreux conflits dont la presse fait état presque chaque jour.

En plus des instruments financiers qui viennent d'être évoqués, il y a celui du banking islamique qui ne peut nous laisser indifférents. Il a été introduit en Algérie en 1991 dans des conditions peu favorables après option pour l'économie de marché, où le pays se trouvait à l'affût de nouveaux capitaux devant être injectés pour la relance économique. De ce fait, l'inconvénient dans ce cas de figure, c'est le gisement d'épargne d'une richesse insoupçonnable, estimée à un tiers de l'ensemble national qui est détenu par des pratiquants religieux qui sont commerçants ou possédants, dont l'attachement à la charia les incite à rejeter toute intermédiation de banques traditionnelles, qu'ils considèrent comme ribâ.

A la lumière de ce qui précède, il appartient de ne pas perdre de vue l'effort devant être axé sur l'adoption d'une nouvelle approche de gestion en se conformant aux principes ayant présidé à la définition de la ribâ. Il est utile d'insister sur la mise en place du dispositif prudentiel et des mesures qui l'accompagnent tendant à rendre plus flexibles les gestionnaires du crédit islamique en matière de risque, notamment quand ils sont inhérents aux investissements, afin d'accroître le nombre de clients pour pouvoir augmenter le volume de la collecte de la petite épargne vers l'investissement.

Dans cette vision des faits, le banking islamique est de ne pas s'occuper des taux d'intérêt et de leur fluctuation pour ne pouvoir se fier qu'à du concret, qui est celui de se baser sur des bénéfices ou dividendes réalisés par des résultats de l'exercice de chaque fin d'année.

En résumé, la refonte du système financier, avec le foncier, s'avère impérieuse afin de concilier les impératifs du développement national et les exigences de la mondialisation. Le retard de la mise en application de la débureaucratisation, de la privatisation, de la réforme financière est causé par de nombreux obstacles dressés par des chantres d'un système révolu qui est celui de la gestion administrée, dont le désir ardent est celui de s'opposer à tout changement préconisé pour ne pas perdre des privilèges, la réforme financière avait été pourtant inscrite comme la priorité stratégique du programme du Président de la République.

Car cette réforme structurelle, qui atténuera les intérêts occultes de la rente comme en témoignent les différents scandales financiers à répétition, et qui ne saurait s'assimiler à un aspect purement technique qui est l'intermédiation financière (même si elle est importante), conditionne largement la réussite de la réforme globale, condition d'une croissance durable et d'une lutte efficace contre le chômage et la pauvreté.

# Posté le lundi 20 août 2007 08:28

La réforme bancaire fait le point

«La réforme est là, elle se fait doucement, il faut être indulgent et patient parce qu'on ne peut changer l'état des choses

en un claquement de doigts.»

Les propos sont d'un optimisme rassurant. Ils sont de Patrice de Villeroy, représentant d'un bureau d'études français qui a pris en charge ce qu'il appelle le troisième lot d'un programme de modernisation des systèmes financiers algériens. C'est aussi ce que nos politiques appellent la réforme bancaire et financière qu'ils entreprennent depuis de longues années sans résultats probants. Patrice de Villeroy refuse ce constat d'échec et se veut rassurant lorsqu'il parle «bilan et perspectives» des opérations qu'il a menées au titre du 3e lot du programme aux côtés de ses homologues experts et ce pendant près de 15 mois et qui ont coûté un peu plus de quatre millions d'euros. La tâche des experts français s'est axée autour de la modernisation des agences bancaires. Ils en ont créé 4 (la 5e en cours) - pilotes - affiliées aux banques publiques mères, à savoir la BADR, la BDL, la BEA, la BNA et la CNEP.

Leur champ d'intervention «rendre opérationnel le système de paiement en encadrant la formation du personnel, en contrôlant l'intégration du système informatique des banques, en assurant la mise à jour des procédures et du cadre organisationnel, en promouvant les nouveaux moyens de paiement, réorganiser le front office (le guichet) entre autres en répartissant les portefeuilles clients, en mettant en place les outils de pilotage de portefeuille client, en formant les chargés de la clientèle, réorganiser la filière crédit en assurant la séparation des activité commerciales de constitution de dossier, des activités de contrôle des risques et de scoring, faire en sorte de dissocier les fonctions décisionnelles de celles opérationnelles, éclater les centres de contrôle en redéfinissant clairement les tâches, aménager l'offre de services aux particuliers et offrir un support fiable aux activités commerciales».

Les experts estiment que «l'efficacité de l'approche est garantie par la mise en oeuvre d'une méthodologie «sur mesure» s'appuyant sur des principes d'efficacité, cohérents avec le contexte algérien». Leur objectif «accompagner la transformation des banques publiques algériennes en banques commerciales». Ils notent juste «qu'à sa demande, le CPA a été retiré du programme». Le CPA, faut-il le noter, est mis en stand-by en attendant la finalisation des procédures de sa privatisation. Les experts soulignent que «pour garantir l'atteinte de résultats opérationnels, chaque projet a été mené selon la méthodologie 3C à savoir programme construit, programme conduit et mobilisation de compétences». Il est fait état de 15 projets menés dans 13 communes.

Les projets en agence ont porté sur notamment l'organisation et les processus commerciaux, l'évaluation des compétences et la résistance au changement. Ceux au niveau central ont revu le fonctionnement du crédit à travers le suivi des risques et précontentieux entreprises. «Les résultats sont satisfaisants», dit Patrice de Villeroy. Il est constaté au niveau de l'agence CNEP «une diminution des files, une augmentation de l'activité commerciale, un niveau de vente (ouverture de comptes et crédits immobiliers) en progression». Pour l'agence BEA, «il y a en front office une augmentation de l'activité commerciale et des ventes et en back office, réalisation de gains de productivité et sécurisation des tâches». Même constat positif pour celle de la BNA. L'agence BADR, pour sa part, a réussi «une distribution massive des cartes de retrait pour désengorger les files d'attente (650 cartes vendues dès la première semaine)». L'expert français est persuadé qu'«il existe aujourd'hui une vraie dynamique de projet qui s'est engagée dans les banques». Et «l'ouverture des agences pilotes est déjà un succès qu'il convient de pérenniser et d'étendre à l'ensemble du réseau bancaire». Il est recommandé «de poursuivre le programme de réforme et de l'étendre à l'ensemble des projets de modernisation du secteur financier en vue de sécuriser et fiabiliser les opérations, répondre à la demande des clients et accompagner la croissance en Algérie». Pour l'instant, les cinq agences créées ne travaillent pas en réseau à leur banque mère. Elles se testent aux projets de moyens de paiement de masse «à la main». L'on ne saura pas si ces projets ont remplacé le fameux RIS (réseau interbancaire spécialisé) par lequel l'Algérie devait interconnecter ses banques. Ce qui est sûr, c'est qu'il aura coûté rien qu'en études, une masse de dollars. Il a été programmé au temps où Abdelkrim Harchaoui était ministre des Finances. Notons que ce 3e lot de réformes s'inscrit dans le cadre d'un large programme Meda lancé en 2001 avec l'appui de la Communauté européenne pour un budget de plus de 20 millions d'euros. Ses résultats seront présentés aujourd'hui à l'hôtel Hilton. Patrice de Villeroy invite les «réformateurs» algériens à ne pas oublier «d'initier des plans de carrière pour motiver ceux qui ont à charge la modernisation des banques». Il estime certes que «ce n'est pas simple, c'est vraiment compliqué, mais on revient de très loin, l'Algérie a des banques de 4.000 personnes, ce n'est pas facile à changer», dit-il à propos des réformes dans le secteur bancaire, mais il rassure: «la réforme est là, elle se fait doucement, je le vois».

# Posté le mardi 03 juillet 2007 08:30

La Deutsche Bank s'installe en Algérie

La Deutsche Bank s'installe en Algérie
«Avec l'implantation de Deutsche Bank, l'Algérie sera un véritable centre économique à travers le Maghreb », a indiqué hier le vice-chairman du groupe Deutsche Bank, M. Caio Koch-Weser, à l'occasion d'une conférence de presse organisée à l'hôtel Hilton d'Alger pour annoncer justement l'installation officielle de cette institution financière de renommée mondiale.

M. Koch-Weser, qui avoue être franchement impressionné par les progrès réalisés par notre pays en matière de développement économique, a déclaré devant un parterre de journalistes que Deutsche Bank a les capacités d'accompagner toutes les entreprises à travers leurs zones de croissance, et ce dans le monde entier. Il faut noter que l'implantation de cette banque d'affaires (à ne pas confondre avec une banque classique de dépôt d'argent) est le fruit d'un partenariat entre Deutsche Bank et Strategica, la Société algérienne de conseils financiers, créée en 2002 et dont les Allemands détiennent 51% du capital. Le but de l'implantation de Deutsche Bank en Algérie, souligne encore le vice-chairman, c'est de créer à Alger une véritable banque d'affaires et de marché international pour y développer une plate-forme qui offre tous les services financiers d'une banque d'investissements.

Les Allemands, qui n'écartent pas de futurs partenariats avec les banques publiques algériennes, ambitionnent, à travers l'installation de la Deutsche Bank, d'offrir des services qu'aucune autre banque n'a proposés jusqu'ici.

Il s'agit, entre autres, de « conseils en fusions et acquisitions », « de structuration d'opérations de privatisation », « d'émissions et de placements d'instruments de dette »,« de l'introduction en bourse » et de « financement de projets ».

Avec une capitalisation boursière d'environ 58 milliards d'euros, près de 1.200 milliards d'euros d'actifs sous gestion, plus de 28,3 milliards de revenus et un revenu net de 6 milliards d'euros en 2006, la Deutsche Bank se targue d'être aujourd'hui l'une des toutes premières banques d'affaires et de marché international.

D'après son représentant, le groupe Deutsche Bank, leader en Allemagne et en Europe, est actuellement en forte croissance en Amérique du Nord, en Asie et dans des pays émergents, notamment au Moyen-Orient.

Concernant notre pays, la banque d'affaires sera représentée à travers sa filiale, Deutsche Securities Algeria, une filiale de droit algérien, créée pour la circonstance, en attendant de se voir délivrer par la Banque d'Algérie et la Commission de surveillance des opérations de Bourse, les licences appropriées à son programme de développement. L'ambassadeur d'Allemagne en poste à Alger, qui s'est félicité de l'implantation de la banque, a indiqué que la présence de Deutsche Bank aura un impact certain sur les investissements en Algérie.

« La venue de la banque est un signal de confiance et témoigne de tout l'intérêt que porte l'Europe à l'Algérie », a déclaré le diplomate, qui soulignera que la dernière rencontre entre Bouteflika et la chancelière allemande au sommet du G8 a été l'occasion pour les deux responsables de décider d'un commun accord de booster les relations économiques entre l'Allemagne et l'Algérie.

De son côté, le directeur général de Strategica, M. Lachemi Siagh, a indiqué que la Deutsche Bank va indéniablement apporter le niveau de compétence internationale qui manque à l'Algérie. « L'économie se mondialise et en restant petit, on ne pourra pas aller loin », a-t-il déclaré. Tout en expliquant que l'institution financière allemande sera « complémentaire » pour les banques locales.

# Posté le mercredi 13 juin 2007 08:14